Archives de catégorie : L’America’s Cup par Lionel

Lionel nous raconte l’ambiance de l’America’s Cup 2013 à San Francisco

De la constance dans les résultats

La constance, voilà bien le mot dont nous avons manqué! Il était clair qu’avec 8 manches toutes comptant pour le classement final, il ne fallait pas passer à côté d’une régate pour espérer une place d’honneur dans cette compétition. Et nous avons passé à côté de notre troisième journée.

Dans les deux régates de cette journée, nous sommes cependant bien partis. Le passage de la bouée de dégagement se fait dans les 5 premiers à chaque fois, mais après nous manquons de lucidité dans les régates. Nous prenons en tout 4 pénalités sur la journée, ce qui est extrêmement handicapant. D’une manière générale, c’est un manque d’anticipation sur des croisements ainsi que sur les approches de bouées qui nous coûte cher.

Lors de la 2ème régate, en plus des pénalités, c’est la malchance qui se met en travers de notre chemin. Juste avant de terminer, nous passons la dernière bouée (300 mètres avant la ligne d’arrivée) bord à bord avec le bateau français de Next World Energy. Ils ne parviennent pas à rouler correctement leur Gennaker et il se met à battre à l’avant du bateau. Nous nous engageons en vitesse sous leur vent alors que nous roulons le nôtre. Nous sommes persuadés de pouvoir glisser sous leur vent tant leur Gennaker crée des turbulences dans leur foc et aile. C’est alors que le No.1 français choque le « Hook » (taquet retenant la drisse de Gennaker en haut de l’aile) et leur Gennaker vient s’affaler devant notre étrave. Nous tentons d’abattre mais rien n’y fait, il passe entre nos deux coques. Le coup de frein est immédiat et les deux bateaux s’arrêtent. Un équipier français avait la drisse autour de la jambe: il se retrouve écrasé contre l’aile, la jambe étranglée par la drisse joignant maintenant les deux bateaux. Nous coupons immédiatement la drisse mais les Portugais et Suédois se sont entre temps glissé à notre vent et finirons la régate devant nous. Notre demande de réparation n’y fera rien, nous héritons de la 7ème place.

Avec une 6ème place au classement général après cette journée, nous n’avions plus grand chose à perdre pour le lendemain. Le classement étant toujours serré et la dernière régate comptant double, il était parfaitement possible de remonter sur le podium, voire même d’accéder à la première place!

Il était évident que nous devions frapper fort à la première manche du dernier jour. Tout serait alors possible dans la dernière manche! Le départ se fait au vent, proche du comité. Nous écrasons deux bateaux sur le bord de largue et nous retrouvons bord à bord sur l’équipage néo-zélandais de Peter Burling (NZL 2), leader avant la dernière journée. On déroule en même temps que lui et le déventons sur les premiers mètres de portant. Le premier empannage est bien négocié et nous repartons sur les bouées sous le vent. NZL 2 empanne trop tôt sur la layline ce qui lui coûtera une manoeuvre supplémentaire et une approche lente sur la porte sous le vent. De notre côté, nous roulons mal notre Gennaker et devons l’affaler au plus vite afin de repartir de la bouée. A partir de ce moment, nous devions absolument couvrir les Portugais qui avait entre temps repris la 2ème place. En hissant le Gennaker à la marque au vent, il commence à battre dans le vent. Nous prenons la décision d’attendre le passage de la bouée pour le hisser au portant  et ne pas risquer qu’il se déroule à la fin du bord de près. La décision est bonne, nous perdons environ 2 longueurs sur les bateaux de derrière. Si nous avions précipité la manoeuvre et l’avions hissé au près, nous aurions perdu largement plus. Le reste de la course va bien se dérouler et nous finirons cette 7ème régate en tête!

Dans des conditions de vent qui ne faisait que monter, nous avions hâte de retourner régater pour la dernière manche comptant double. Après trois procédures de départ lancées par le comité puis annulées faute d’une moyenne de vent supérieur à la limite autorisée, la décision tombera d’annuler la dernière manche de la Youth America’s Cup.

Nous échouons donc au pied du podium, à la 4ème place. Le classement est dominé par les kiwis,  NZL 2 en 1er, NZL 1 en 2ème, et POR en 3ème. Nous ne sommes que deux points derrière NZL 1, et à un point du podium. Autant dire que nous nourrissons quelques regrets. Avec des « si », nous aurions évidemment pu faire mieux. L’expérience de ces 10 derniers mois a néanmoins été forte en émotions mais aussi en apprentissage et en plaisir!

Après avoir entièrement démonté le bateau, nous devions déjà rentrer en Suisse. L’Open de Crans en D35 avait lieu ce week-end ainsi qu’un Grand-Prix de M2 au Yacht Club de Genève. Avec neuf heures de décalage horaire, nous n’étions pas tout à fait à notre avantage pour concurrencer les autres D35 du circuit. Nous terminons à l’avant-dernière place, mais avec le sourire au lèvre et une grosse envie d’aller se reposer.

Encore quelques images des derniers jours:

Départ de la dernière manche:

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Au coeur de l’action:

Team Tilt (SUI) - Action

Arrivée victorieuse de la 7ème régate: 

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J’espère que vous avez eu du plaisir à suivre notre aventure. En tout cas, nous avons eu du plaisir à la vivre!

Lionel

8, 5, 2, 2 !

Nous voilà complètement dans le bain! Après une première journée très décevante conclue par une 8ème et une 5ème place, nous venons de terminer la meilleure journée de toute la flotte en postant deux deuxième places dans les régates du jour!

Nous avons clairement raté nos deux départs du premier jour. Cela nous a fait passer la première bouée de dégagement en dernière place, ce qui prétérite évidemment le résultat de la manche à suivre. Le point positif ressorti par notre coach est que nous parvenons tout de même à grappiller des places tout au long de la régate. Le mot est clair hier soir au débriefing: Soit on fait une bonne journée, soit on rentre à la maison! Autant dire que tout l’équipage avait hâte de montrer que nous ne nous étions pas entraîné 10 mois durant pour montrer ce genre de spectacle. L’ambiance était à la déception, frustration, mais en tout cas pas à la résignation!

Ce matin nous sommes reparti avec moins de tension et de stress avant d’entamer la journée malgré la pression mise le soir avant. On voulait avant tout profiter un maximum du temps imparti avant la première régate et simplifier les 15 dernières secondes avant le départ, point crucial pour réussir un bon start. Le premier bateau à border et naviguer dès que la VHF donne le feu vert, c’est nous! On entame un long échauffement, repère de laylines, et surtout du bord rapide pour le départ au largue. On conclut que le départ rapide se fera au comité, en haut de la ligne. Dans le dernier petit briefing de notre coach juste avant le départ, c’est le même discours qui ressort: il faut partir tiers ligne du haut!

Premier départ, on est dans la position que nous souhaitons. Nous lançons le bateau une demi-seconde trop tôt et nous nous trouvons OCS! La lumière bleue clignote à l’arrière du bateau, ce qui nous force à le ralentir. Bonne nouvelle: cinq autres bateaux ont aussi fait un départ anticipé, rien n’est perdu! On s’accroche et repartons en plutôt bonne position. Un très bon empannage après la première bouée et nous retrouvons la tête de la flotte. Après 4 bords acharnés et extrêmement serrés, on termine la course 2ème derrière les portugais!

Le deuxième départ se passe mieux, nous passons la bouée de dégagement troisième. Le premier empannage est toujours un moment clé et encore une fois, nous le gérons bien. Nous passons une partie de la régate en tête devant les suédois et la bataille pour les places une à quatre est encore une fois très serrée. Pour la deuxième fois de la journée, c’est la seconde place qui nous sourit à l’arrivée!

Après quatre manches, ce sont quatre équipages différents qui ont en chacun remporté une. Cela, et le fait que sept équipes se tiennent en 3 points au classement général témoignent de l’homogénéité du niveau sur ces régates

La journée en elle-même est donc très positive pour nous. Notre coach nous a toujours dit: quand on fait une bonne journée, c’est souvent plus dur le jour d’après. Il faut absolument repartir sur des bases simples et surtout avec le couteau entre les dents pour les deux régates de demain!

Le classement:

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Passage de bouée au vent:

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Les régates sont très serrées:

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Merci d’être si nombreux à nous suivre via les différents sites internet et ainsi que pour vos messages, ils sont très appréciés!

Lionel

Place à la compétition!

Hier, nous avons sorti le bateau de l’eau pour la dernière maintenance obligatoire avant le début des hostilités. Nous avons effectué une vérification complète de toutes les pièces pour s’assurer que rien ne nous fasse défaut. Winchs, taquets, poulies, puits de dérives, enrouleur, aile : tout a été minutieusement démonté, dégraissé, contrôlé. L’ensemble des drisses et écoutes du bateau a également été remplacé. Malgré la durée réduite de nos entraînements, les charges sur le bateau sont tellement grandes que l’usure des bouts et des pièces se fait sentir après un mois d’entraînement.

Nous avons profité de notre journée d’aujourd’hui pour nous changer les idées. Nous nous sommes déplacés avec toute l’équipe à Santa Cruz pour visiter le bord de mer ainsi que l’université de Stanford en remontant à la maison. C’était une journée bienvenue après un mois très intense!

Le planning des journées à venir est extrêmement chargé. Si seulement les journées ne se résumaient qu’aux réveils musculaires, à la préparation du bateau, aux régates, rangement, etc. on aurait encore un peu de temps pour nous. Cependant, il y a plus de deux heures de sollicitations médias prévues juste après les régates, et ce n’est que la pointe de l’iceberg. Entre les débriefings que Red Bull souhaite filmer et que nous devons « rejouer » à la maison, les prises de vues de nos déplacements à vélos, ou même nos déjeuner que la SRF va filmer, le moins que l’on puisse dire est que l’événement sera couvert de tous les côtés !

Concernant la journée de demain, nous effectuerons des « Speed Trials » devant les tribunes de Marina Green. Le but est d’effectuer un parcours en ligne droite de 500 mètres au largue en faisant aller le bateau le plus vite possible. Chaque bateau se suit et nous avons deux passages pour faire le meilleur temps. Ces « runs » ne comptent pas pour la compétition en elle-même, mais cela ne nous empêchera pas de donner le meilleur face aux autres équipes. Le moindre ascendant psychologique que l’on pourrait gagner avant la compétition est bon à prendre. Toutes les équipes sont bien conscientes que la chance joue un grand rôle : une ou deux bonnes risées sur le parcours et on peut facilement « faire péter le chrono » comme on dit.

Si vous souhaitez nous suivre, la couverture de la Suisse est effectuée par le site internet www.servustv.com où toutes les régates seront retransmises en direct. La chaîne américaine de sport « NBC Sport » diffusera également l’événement, mais je ne sais pas si elle est accessible en Suisse.

Encore quelques photos de ces derniers jours de navigation :

Départ à 10 bateaux:

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Photo de l’hélicoptère:

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Photo credit: Loris Von Siebenthal

Le trophée pour lequel nous nous battrons :

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A dans quelques jours pour une prochaine news!

Lionel

 

Plus les jours avancent..

Plus les jours avancent, et plus l’équipe s’agrandit ! Hier est arrivé Laurent Voiron (Champion du monde et vice-champion d’Europe en Tornado (2002) & 4ème J.O. Athènes (2004)), notre coach régate. Ce soir, c’est au tour de Matt Cooper d’intégrer l’équipe à San Francisco. Matt s’est occupé de toute la partie « Team Building » au sein de Tilt depuis le début du projet. Notre préparateur physique s’en va quant à lui dimanche, nous ne passerons pas plus de temps que nécessaire à la gym durant les jours précédant la compétition.

Ces derniers jours ont de nouveau été éprouvants. Nous sommes allés courir au bord de l’océan Pacifique sur la plage et avons enchaîné divers entraînements physiques. Nous nous sommes notamment déplacé pour deux séances dans une salle de fitness car nous manquions de matériel pour faire des entraînements spécifiques adéquats. La salle en question se situe dans un ancien théâtre. C’est un endroit assez sympa pour faire de la musculation, comparé à ce dont nous avions l’habitude jusqu’à présent !

Au fil des sorties sur l’eau, nous commençons à intégrer le système électronique qui sera utilisé dans nos régates. Le système délimite une zone prédéfinie sur le plan d’eau hors de laquelle nous n’avons pas le droit d’aller. Dès que l’on s’en approche, à partir de 200 mètres, une lumière jaune clignote sur le bateau. A 100 mètres, le clignotement s’intensifie, et une dernière fois lorsque l’on se situe dans une zone de trois longueurs de cette « frontière ». Si on venait à la dépasser, nous sommes automatiquement puni d’une pénalité qui nous force à ralentir le bateau pour perdre l’équivalent de deux longueurs de coque (environ 26 mètres). La pénalité nous est annoncée par une autre lumière, bleue cette fois-ci, clignotant sur le bateau. Il est dès lors essentiel de communiquer suffisamment souvent sur les distances restantes à cette limite. On a pu observer que même certaines équipes concourant dans la Louis Vuitton Cup s’y sont faites piéger.

Les règles de courses à la voile sont aussi différentes pour cette compétition. Certaines sont carrément supprimée, par exemple la règle 17. On peut donc loffer un bateau jusqu’à bout au vent, peu importe de quelle manière on s’est engagé sous son vent. D’autres règles sont modifiées comme la 18 : en arrivant à une marque au vent, un bateau babord, en route de contact avec un bateau tribord, obtient de l’eau à la marque.

Le dernier élément dont nous devons tenir compte est le courant. La baie de San Francisco est un casse-tête à ce niveau là. Premièrement, le courant peut atteindre jusqu’à 3-4 nœuds, en particulier dans la zone où nous naviguons. Le passage du Golden Gate Bridge crée un véritable goulot d’étranglement où doit s’écouler toute la marée rentrant et sortant de la baie, et ceci tout les six heures ! Finalement, les différentes îles rendent les directions de courant encore plus difficiles à prévoir.

Entre hier et aujourd’hui, nous avons respectivement sorti le bateau de l’eau, effectué une vérification complète et remis à l’eau ce matin. Ces prochains jours sont nos derniers jours d’entraînement avant les régates d’entraînement officiels planifiés du 26 au 28 août. Nous mettrons avant tout l’accent sur les départs, il s’agit d’un point crucial pour la régate et avec lequel nous ne sommes pas très constant.

Je vous conseille encore de régarder la vidéo suivante (2:39). Elle met l’accent sur la baie et ses courants :

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=SgqcawvFCaU

Quelques images:

Séance de course à pied sur le Pacifique, retour par le Golden Gate Park:

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De gauche à droite: Mikis Psarofaghis (haut), Thomas Mermod (haut), Jocelyn Keller, Jonas Schagen, Bryan Mettraux, Jérémy Bachelin, Lionel Vaucher et Lucien Cujean.

Notre salle de « fitness-théâtre »:

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Crédit photo: Johann Ferre

Le Pier 27/29, base de l’America’s Cup et quelques-uns de nos bateaux:

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Vous noterez que nos bateaux sont légèrement plus petit que le Yacht de Larry Ellison…

Régates d’entraînements à 7 bateaux, départ serré:

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Nos départs se font au largue. Dans des conditions ventées, les bateaux accélèrent de 0 à 20-24 noeuds de vitesse en 5-6 secondes.

A dans quelques jours pour d’autres nouvelles!

Lionel

 

Premiers jours de navigation!

Après avoir préparé tous les bateaux, nous avons eu droit à leurs remises officielles aux équipes en présence des médias. Suite à une petite blessure pendant une séance de sport de notre skipper qui a nécessité quelques jours de repos, j’ai été chargé de représenter notre équipe vis-à-vis de l’extérieur, d’où ma présence sur la photo des skippers !

Cela fait maintenant cinq jours que nous avons commencé nos entraînements sur l’eau. Des débuts d’entraînements dans 3-4 noeuds de vent à une fin d’entraînement interrompue car le vent forcissait trop, on peut dire que nous avons testé tout le spectre possible.

Il y a trois zones d’entraînements distinctes. La première se situe dans la baie sud à la hauteur du stade de baseball, la deuxième au nord de « Treasure Island » et la troisième est la zone de course entre le Golden Gate Bridge et Alcatraz. Nous ne pouvons cependant pas naviguer dans les zones deux et trois deux heures avant et pendant les manches de la Louis Vuitton Cup car toute la zone est fermée par les garde-côtes.

Nos entraînements sont très courts, entre deux et trois heures. Nous avons donc concentré l’essentiel des entraînements à roder nos manœuvres à bord, soit sur des parcours très court, ou sur des manches d’entraînements avec quelques autres équipes. Il nous reste à lisser quelques points, notamment au niveau de la communication. On cherche à éviter de « polluer » la communication de bord avec des mots parasites, et d’arriver à penser à tout, surtout lorsqu’une situation ne se passe pas comme prévu. On permute donc certains postes sur le bateau pour s’assurer que chacun puisse remplacer ses coéquipiers.

Depuis le 8 août, notre coach sportif est arrivé à San Francisco : on ne passe pas une seule journée sans courbature ! Nous nous entraînons un jour sur deux en séances d’entraînement cardio-vasculaire dans le parc de la ville : environ 12-15 kilomètres de courses à pied en alternant rythme soutenu (15km/h) sur un kilomètre et « repos » à 10km/h et gainage musculaire à l’arrivée. Le jour d’après est consacré à  un entraînement de plusieurs muscles, épargnant cette fois la ceinture abdominale. Sans compter les réveils musculaires et la navigation, autant dire que les journées sont physiquement très demandantes !

Hier soir (16 août) a été l’heure du bilan de la première semaine d’entraînement de la part de l’organisation. Nous sommes aussi revenu sur le chavirage test effectué durant la semaine. Toute la scène ayant été filmée sous divers angles, chaque équipe connaît maintenant la procédure pour redresser un tel bateau. Nous sommes cependant bien conscient qu’un tel évènement sur une zone de course, avec plus de vent et de vagues, serait entièrement différent, et certainement plus compliqué à gérer. Avant de clôturer la semaine, nous avons eu la chance de poser des questions à Sir Ben Ainslie et Jimmy Spithill, tous deux barreurs d’Oracle. Le premier ayant tout de même récolté la bagatelle de cinq médailles olympiques, dont quatre d’or. C’était une bonne occasion de savoir ce que les professionnels de la voile pensaient de la Youth America’s Cup et de leurs demander quelques astuces.

Aujourd’hui (17 août), nous n’avons que très peu navigué. Une grande partie de la plage horaire était consacrée à une prise vidéo pour Red Bull durant laquelle nous devions naviguer les dix AC45 bord à bord entre Alcatraz et le Golden Gate Bridge. Entre les bateaux-vidéos et les trois hélicoptères qui survolaient la zone, le résultat sera très certainement impressionnant. On se réjouit de voir les images dans le film qui sortira après notre compétition !

Quelques photos:

Remise des bateaux:

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Premiers entraînements:

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Shooting de Red Bull:

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Crédit photo: Loïck Peyron

Bonne journée!

Lionel