Plus les jours avancent..

Plus les jours avancent, et plus l’équipe s’agrandit ! Hier est arrivé Laurent Voiron (Champion du monde et vice-champion d’Europe en Tornado (2002) & 4ème J.O. Athènes (2004)), notre coach régate. Ce soir, c’est au tour de Matt Cooper d’intégrer l’équipe à San Francisco. Matt s’est occupé de toute la partie « Team Building » au sein de Tilt depuis le début du projet. Notre préparateur physique s’en va quant à lui dimanche, nous ne passerons pas plus de temps que nécessaire à la gym durant les jours précédant la compétition.

Ces derniers jours ont de nouveau été éprouvants. Nous sommes allés courir au bord de l’océan Pacifique sur la plage et avons enchaîné divers entraînements physiques. Nous nous sommes notamment déplacé pour deux séances dans une salle de fitness car nous manquions de matériel pour faire des entraînements spécifiques adéquats. La salle en question se situe dans un ancien théâtre. C’est un endroit assez sympa pour faire de la musculation, comparé à ce dont nous avions l’habitude jusqu’à présent !

Au fil des sorties sur l’eau, nous commençons à intégrer le système électronique qui sera utilisé dans nos régates. Le système délimite une zone prédéfinie sur le plan d’eau hors de laquelle nous n’avons pas le droit d’aller. Dès que l’on s’en approche, à partir de 200 mètres, une lumière jaune clignote sur le bateau. A 100 mètres, le clignotement s’intensifie, et une dernière fois lorsque l’on se situe dans une zone de trois longueurs de cette « frontière ». Si on venait à la dépasser, nous sommes automatiquement puni d’une pénalité qui nous force à ralentir le bateau pour perdre l’équivalent de deux longueurs de coque (environ 26 mètres). La pénalité nous est annoncée par une autre lumière, bleue cette fois-ci, clignotant sur le bateau. Il est dès lors essentiel de communiquer suffisamment souvent sur les distances restantes à cette limite. On a pu observer que même certaines équipes concourant dans la Louis Vuitton Cup s’y sont faites piéger.

Les règles de courses à la voile sont aussi différentes pour cette compétition. Certaines sont carrément supprimée, par exemple la règle 17. On peut donc loffer un bateau jusqu’à bout au vent, peu importe de quelle manière on s’est engagé sous son vent. D’autres règles sont modifiées comme la 18 : en arrivant à une marque au vent, un bateau babord, en route de contact avec un bateau tribord, obtient de l’eau à la marque.

Le dernier élément dont nous devons tenir compte est le courant. La baie de San Francisco est un casse-tête à ce niveau là. Premièrement, le courant peut atteindre jusqu’à 3-4 nœuds, en particulier dans la zone où nous naviguons. Le passage du Golden Gate Bridge crée un véritable goulot d’étranglement où doit s’écouler toute la marée rentrant et sortant de la baie, et ceci tout les six heures ! Finalement, les différentes îles rendent les directions de courant encore plus difficiles à prévoir.

Entre hier et aujourd’hui, nous avons respectivement sorti le bateau de l’eau, effectué une vérification complète et remis à l’eau ce matin. Ces prochains jours sont nos derniers jours d’entraînement avant les régates d’entraînement officiels planifiés du 26 au 28 août. Nous mettrons avant tout l’accent sur les départs, il s’agit d’un point crucial pour la régate et avec lequel nous ne sommes pas très constant.

Je vous conseille encore de régarder la vidéo suivante (2:39). Elle met l’accent sur la baie et ses courants :

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=SgqcawvFCaU

Quelques images:

Séance de course à pied sur le Pacifique, retour par le Golden Gate Park:

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De gauche à droite: Mikis Psarofaghis (haut), Thomas Mermod (haut), Jocelyn Keller, Jonas Schagen, Bryan Mettraux, Jérémy Bachelin, Lionel Vaucher et Lucien Cujean.

Notre salle de « fitness-théâtre »:

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Crédit photo: Johann Ferre

Le Pier 27/29, base de l’America’s Cup et quelques-uns de nos bateaux:

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Vous noterez que nos bateaux sont légèrement plus petit que le Yacht de Larry Ellison…

Régates d’entraînements à 7 bateaux, départ serré:

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Nos départs se font au largue. Dans des conditions ventées, les bateaux accélèrent de 0 à 20-24 noeuds de vitesse en 5-6 secondes.

A dans quelques jours pour d’autres nouvelles!

Lionel